Vélo : à Sénart, on perd souvent les pédales !

Souvent considéré comme un simple loisir, le vélo est un moyen de transport à part entière. Il doit être une réponse aux enjeux environnementaux et urbains qui se posent aujourd’hui. Si, depuis quelques années, la place du vélo ne laisse personne indifférent, il ne semble pas être une priorité et l’objet d’un vrai projet politique et pour les communes de Sénart voire de celles de Grand Paris Sud.

Alors qu’un plan vélo a été élaboré au niveau national avec des aides financières pour l’achat ou la remise en état des vélos, les liaisons douces sur Sénart inégalement développées et souvent créées pour les loisirs, sont entretenues par les communes sans aucune cohérence globale.

Ainsi les besoins des utilisateurs n’ont pas été pris en compte :

  • L’état des pistes cyclables et piétonnes est très variable en fonction d’où l’on se trouve mais souvent elles ne sont peu voire pas entretenues, avec des nids de poule, des revêtements soulevés par les racines des arbres (bitume voire plaque de béton). Le nettoyage des feuilles à l’automne arrive tardivement ce qui devient dangereux avec la pluie puisque la chaussée est très glissante (Autant pour les cyclistes que pour les piétons) ;
  • La largeur des voies est variable sauf lorsqu’elles sont balisées (voies récentes), toutefois elles subissent un rétrécissement lorsque les haies les bordant (qu’elles soient publiques ou privatives) ne sont pas taillées. Certains trottoirs ont une largeur de moins d’un mètre alors que d’autres sont larges de 3 à 4 mètres ;
  • Il est difficile de relier en vélo, gares, services publics, équipements culturels, sociaux et sportifs. Très peu de garages sécurisés existent. (Comment laisser son vélo électrique onéreux sur un arceau avec un antivol sans risque ?) ;
  • La signalétique est absente sur toutes les communes ne favorisant pas l’inter-liaison. Sur les grands axes communaux et il est souvent difficile d’éviter les routes pour relier un endroit à un autre ;
  • Une piste cyclable peut soudainement s’arrêter à la sortie d’une commune amenant le cycliste à emprunter une route étroite et dangereuse pour joindre la commune avoisinante ;

Des exemples :

    • La sortie de Cesson pour aller sur Seine-Port ;
    • La commune de Savigny-le-Temple : l’aménagement du TZEN permet des espaces dédiés aux cyclistes, mais il n’a pas été prévu par la ville la continuité de ces pistes (ex : une piste cyclable peut s’arrêter d’un coup pour devenir piétonne !).
  • On peut constater que les pistes cyclables et piétonnes pour accéder aux centres commerciaux sont impeccables. Comble de l’ironie, une passerelle a été construite au-dessus de la Francilienne pour les piétons et les vélos afin de relier la commune de Lieusaint et le Carré Sénart (!!!) mais là aussi pour trouver son accès, il faut être un initié.

Pour conclure, il est urgent que l’Etat et les collectivités locales aient une politique cohérente sur la mobilité (Aide à la remise en état des vélos et pistes cyclable adaptées pour une utilisation quotidienne).

Les communes doivent impérativement vérifier, sur leur territoire, l’état des voies piétonnes et cyclables existantes. De plus une cohérence globale, entre le plan vélo de l’agglomération et les communes la constituant, doit être mise en oeuvre pour encourager, développer et faciliter l’utilisation de ce moyen de transport.

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