RER D: l’isolement délibéré

RER D: l’isolement délibéré des Vallées de la Seine et de l’Essonne est inacceptable

Depuis le 9 décembre 2018, les Vallées de la Seine et de l’Essonne ont perdu leur accès direct à Paris. Désormais, pour les voyageurs du RER D partant des gares de Ris-Orangis, Grand-Bourg, Evry Val de Seine, Moulin Galant, Mennecy, il faut effectuer une correspondance à Juvisy pour rejoindre Paris.

Face à cette régression historique proposée par la SNCF et décidée par Ile de France Mobilités (Valérie Pécresse, président de la région et Stéphane Beaudet, son vice-président aux transports), les citoyens, associations, mais aussi les communes d’Etiolles, Ris-Orangis et Soisy-sur Seine se sont mobilisés pour exprimer leur opposition et leur mécontentement. Des manifestations ont été organisées devant Ile de France Mobilités, la Préfecture de l’Essonne, la Mairie d’Evry, des recours en justice déposés, des réunions publiques tenues…

Dernière action en date, le dernier jour du Grand Débat National, un dernier débat « Spécial RER D » a été organisé par la commune de Soisy-sur-Seine, en présence de Michel Bisson, Président de notre communauté d’agglomération.

Les témoignages des usagers du RER ont été particulièrement touchants, ceux-ci ayant exprimé leur profonde lassitude de transport quotidiens pénibles et longs, et leur désespoir face à la situation insupportable à laquelle ils sont confrontés depuis la mise en oeuvre de la correspondance à Juvisy.

07 01

Michel Bisson, Président de la communauté d’agglomération

lors de la réunion « Spécial RER D » organisée par la commune de Soisy-sur-Seine

 

Le président Michel Bisson n’est pas resté indifférent face à cette souffrance. S’il a exprimé la difficulté qu’il y a à fournir un service de qualité alors que les investissements n’ont pas été réalisés depuis des dizaines d’années et que le nombre de voyageurs est en hausse chaque année, et les choix difficiles qui en découlent, il a également souligné que le débranchement était inacceptable dans la durée et que des solutions devaient être trouvées pour l’avenir.

Ainsi, peut-être pourrons-nous compter sur le soutien de Grand Paris Sud pour demander le retour d’une liaison sans correspondance de nos gares à Paris.

Du côté des associations, la lutte continue, en demandant à ce que l’on nous rende nos trains pour Paris.