Une illustration: la mutation de l’agriculture à Sénart, abordée depuis trop longtemps, sans action véritable

13 02

La conférence sur le climat a proposé d’améliorer la qualité de l’alimentation, mettant l’accent sur de nombreux critères, qu’ils soient axés sur la production, la distribution, la formation, etc.

Nous avons la chance de disposer encore d’un territoire comportant des espaces naturels et agricoles. La question est récurrente, et aucune vision n’a été proposée au débat en associant les habitants.

Pourtant, à Sénart, dès le début des années 2000, des associations se sont mises au travail pour, avec quelques agriculteurs sénartais, commencer à aborder le sujet, avec des études à haut niveau, appuyées par des compétences dans les domaines économiques, sociaux et environnementaux.

Les élus d’alors ont été sollicités pour avancer sur des propositions concrètes de mise en place d’un cercle vertueux de qualité.

Une charte a été élaborée sur les propositions de collèges habitants – agriculteurs – élus, mais n’a jamais été signée par les responsables politiques du territoire, car jugée trop complexe, trop contraignante, trop longue, etc.

Une autre charte, très édulcorée, a été signée « en grande pompe » par les mêmes responsables politiques et les organisations agricoles de l’époque (comme chambre d’agriculture de Seine-et-Marne). Elle était malheureusement si peu contraignante, que rien ne s’est vraiment passé : les vrais acteurs opérationnels du territoire n’ayant pas été mis dans la boucle.

Ces dernières années, d’autres chartes de « bon voisinage » ont été signées dans les départements, demandant aux habitants de « faire confiance aux exploitants agricoles « qui ne font pas n’importe quoi » dans leurs pratiques et que les traitements sont bien homologués et sans danger lorsqu’ils sont épandus.

Pourtant le problème est toujours là ! Les habitants se plaignent de supporter des épandages insalubres ; les agriculteurs se plaignent de ne pas pouvoir « exploiter » les parcelles ; certains élus cherchent aussi à faire évoluer la situation en prenant des arrêtés refusés par la justice.

La « Convention citoyenne sur le climat » propose qu’on se penche à nouveau sur la question de l’alimentation et de l’agriculture : est-ce qu’enfin nos acteurs en responsabilité sur le territoire vont-ils agir pour trouver un nouvel angle, pour stopper le « laisser faire » ?

Il s’agit de notre qualité de vie, de la biodiversité qui s’effondre, de la préservation « du vivant » sur notre territoire et sur notre planète.

La Convention Citoyenne pour le Climat propose de « Développer les pratiques agroécologiques » ? Comment allons-nous tous ensemble décliner les actions nécessaires sur le territoire ?

Le sujet est complexe et multi-acteurs. La volonté sera-telle enfin au rendez-vous ?

Date de dernière mise à jour : 01/10/2020

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