Fifi les voeux

Fifi et les présentations des vœux : des vertes et des « pas mûres » !

 

« Vingt-trois nuances de GREEN » !

11 01

Fifi lorsqu’il découvre l’en-tête de l’invitation aux vœux de la communauté d’agglomération a un choc.*

De la communication, toujours de la communication « GREEN » !

Il remarque surtout que les vingt-trois pastilles ont des couleurs allant de vert clair au vert foncé ce qui tend à exprimer, au niveau des communes, des volontés et des politiques différentes en matière de « transition sociale et écologique ». De la communication mais pas de classement ? Il est vrai que les élections municipales arrivent et que l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même !

Tous « écolos » ! Fifi se dit que les habitants de certaines communes, au regard de la réalité et des mots, ne pourront pas comprendre voire accepter ce « hold-up » sémantique.

Le plus drôle, se dit-il, c’est que ce titre fait référence à celui du film « Cinquante Nuances de Grey » qui conduit sur le chemin d’une relation sadomasochiste !

Les élus communautaires pensent-ils que les relations avec leurs concitoyen(ne)s doivent se construire sur cette base, Fifi ne l’imagine même pas !

Il se dit que vraiment la communication de la Communauté d’agglomération est à revoir et que si elle veut faire croire, à marche forcée, aux habitants que le « vert » est dans le fruit, ils ne seront pas assez masochistes pour le croquer.

Cette conviction est renforcée à l’occasion des présentations des voeux. La communication de Grand Paris Sud, appliquant la méthode Coué, prend les invités pour des enfants avec un jeu auto-suggestif.

Si l’organisation est mise en scène pour être verte (nourriture bio, tabouret en carton, discours,…), l’arrivée avait la couleur grise des embouteillages, émetteurs de gaz à effet de serre.

Fifi se dit que si certains discours peuvent être sincères, ils manquent une mise en acte, qui dépasse la communication et la défense de l’environnement, et surtout la participation organisée sur le territoire de la population et des associations, grandes absentes à ce jour.

Il pense que Dr Développement Durable et Mister Logistique sont toujours les acteurs d’un dédoublement de personnalité des décideurs. Fifi s’inquiète de la perte du contact avec la réalité qui conduit l’Etablissement Public d’Aménagement (EPA) de Sénart à considérer, par exemple, que :

Ø le Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) de Grand Paris Sud, technocratique et hors sol, est un bon outil ;

Ø la biodiversité a progressé à Sénart sans qu’aucun inventaire préalable ne puisse le prouver.

 

Fifi cherche l’origine de cette novlangue (néo parler) chère à G. Orwell où tout pourra bientôt de résumer par « Vert ». Il pense que, comme la Communauté d’Agglomération et l’EPA Sénart n’ont rien à proposer en matière de projet collectif de transition sociale et écologique, la langue de bois « Vert » ne sert qu’à dissimuler ce vide.

Fifi n’est pas très optimiste car demain la logique du chacun chez soi, du manque de vision partagée sur l’urgence climatique, d’absence d’une volonté commune perdurera et conduira encore à du saupoudrage, avec une agglomération alibi pour certains élus pour ne pas agir ou si peu dans leurs domaines de compétences.

Fifi se désole de ce paravent vert qui veut donner de la couleur à une politique qui n’en a pas. Il se rappelle cette citation de Somerset Maugham : “Rien n'est pire au monde qu'un ouvrage médiocre, qui fait semblant d'être excellent.”

*« Vert, green, verde, grün, zieloni, grønn, groen, vihreä, zelená, πράσινος, aħdar, žalias, zöld, glas, roheline, зелен, gréng »

17 nuances de langue communautaires, encore de nombreuses possibilités pour la communication.