Réponse de la liste On est Ensemble à l'association Evry-Village

QUESTIONNAIRE EVRY-VILLAGE

 

  1. Que comptez-vous faire pour le Village et les anciens quartiers, que comptez-vous faire pour développer leur charme (rénovation des logements, des bâtiments publics, des rues ou des trottoirs,…), leur tranquillité, mais aussi leur attractivité (niveau d’imposition, qualité des équipements et des commerces) ? Comment mieux valoriser ces atouts pour attirer de nouveaux habitants ?

 

Tout d’abord, en tant que tête de liste de l’équipe « sortante », permettez-moi de rappeler ce que nous avons déjà fait, parfois en lien avec l’Agglomération, pour le Village :

  • Aménagement d’une « Maison des Associations » dans les locaux de la Mairie Annexe
  • Rénovation de l’école Lamartine
  • Ouverture du centre de loisirs Levasseur
  • Préemption du fonds de commerce et des murs de la boucherie du centre commercial de Petit Bourg pour en garantir son caractère traditionnel
  • Aménagement des berges de Seine (pontons, plantations, signalétique pédagogique) avec installation de candélabres solaires et mise en place d’un contrôle d’accès par chaînes escamotables pour rendre les berges aux piétons
  • Réfection complète de la passerelle de l’Ecluse permettant de rejoindre Soisy-sur-Seine
  • Changement des candélabres avenues du Château et du Général De Gaulle
  • Mise en sens unique du boulevard Aguado et création de places de stationnement, en concertation avec votre association
  • Lancement de la rénovation du restaurant scolaire Maréchal Leclerc, avec reprise du bâtiment et de la façade donnant sur la rue E. Pastré
  • Réfection des trottoirs sur le bas de la rue de Seine
  • Réaménagement du carrefour boulevard Aguado/rue du Village avec création d’un trottoir et d’un cheminement piéton
  • Divers travaux dans l’église Saint Pierre Saint Paul : électricité, plâtres, poutre et sacristie

 

Vous rappeler cette liste non exhaustive du bilan de la Municipalité sur le mandat 2014-2020 m’apparaît primordial pour deux raisons.

 

La première, c’est que le temps de l’action municipale est long (6 ans) et la mémoire collective s’amenuise proportionnellement au développement des réseaux sociaux et du numérique au sens large qui nous focalisent sur l’instantanéité et le temps court.

 

La seconde, c’est que le bilan est le fondement de la crédibilité. Puisque le bilan que je viens d’évoquer est quasi-exclusivement celui de l’équipe de Francis CHOUAT, et que le 15 mars prochain c’est un nouveau candidat qui se présente à vous, je me dois aussi de vous inviter à venir constater « mon bilan » à Courcouronnes Centre dont la physionomie urbaine et sociale s’apparente, par bien des aspects, à celui du Village d’Evry.

 

 

 

 

En l’espace de 20 ans, nous y avons rénové la quasi-totalité des équipements publics (écoles, Pôle Enfance Charles Perrault, complexe sportif du Lac, complexe tennistique de l’Aqueduc), requalifié les grands comme les petits axes routiers avec un soin tout particulier apporté aux espaces publics du « vieux village » de Courcouronnes, à savoir la route de Versailles, le parvis du collège Paul Fort et le mail Jean-Zay.

 

Les 3 programmes immobiliers ayant vu le jour en 20 ans à Courcouronnes Centre sont le fruit d’années de concertation avec les riverains, et pour l’un d’entre eux d’une votation inédite ! Depuis, chacun constate qu’ils s’insèrent parfaitement au tissu urbain bas et peu dense du « vieux village » de Courcouronnes tout en ayant offert des solutions nouvelles de logement pour les habitants et consolidé le nombre de classes des écoles du quartier.

 

J’en viens maintenant à la partie prospective de ma réponse à votre question multiple.

Il est indéniable, malgré le bilan de l’équipe de Francis CHOUAT et plus largement de son prédécesseur, que le patrimoine municipal ex-Evry, notamment au Village, nécessite un plan de rattrapage.

 

Dès ma prise de fonction en janvier 2019, j’en ai pris conscience et c’est bien cette nécessité impérieuse qui m’a conduit, avec Danielle VALERO et l’ensemble de la majorité municipale, à supprimer la construction de près de 1 500 logements (Aunettes, Centre-Ville, Bras de Fer). Car j’estime que la priorité est de s’occuper des habitants actuels en leur offrant des équipements et espaces publics dignes de la ville capitale de l’Essonne.

 

C’est pourquoi, je vais ici prendre un engagement financier inédit.

S’agissant du Village, sur la seule année 2020, nous procéderons à la rénovation (rabotage, purges, tapis routier) des axes suivants hors trottoirs : rue de Seine / rue du Chemin de Fer (partiellement) / rue des Douze Apôtres / Rue Nowy Targ / rue Rossini (partie haute) / rue Emmanuel Pastré / contre-allée de la place du Rouillon.

 

Cet engagement représente un investissement inédit de 720 000 euros pour le quartier du Village. A l’échelle du seul périmètre ex-Evry, nous investirons sur l’année 2020 la somme historique de 4 000 000 euros rien que sur la rénovation des voiries. 

 

 

 

  1. Comment envisagez-vous de conserver, de mettre en valeur, de se réapproprier ce qu’il reste du riche patrimoine historique (grandes propriétés, traces du passés, etc…) ainsi que du patrimoine des parcs et espaces verts, de celui de la Seine et de sa réappropriation ? Le Village et les quartiers anciens doivent devenir un véritable trait d’union entre la Seine, ses berges et les quartiers du Plateau, ceci valorisant l’ensemble de la ville.

 

Dès 2017, nous avons utilisé le droit de préemption à hauteur de 95 000 euros pour « sauver » le 19 rue Pastré d’une opération immobilière préparée sans concertation avec la Ville par un « marchand de bien » qui était sur le point de racheter cette petite maison de ville dans le cadre d’une adjudication.

 

Là encore, nous avons agi en 2019 et de manière massive en procédant au rachat de deux patrimoines historiques pour éviter, dans les deux cas, des projets immobiliers trop denses et qui auraient dénaturé les bâtisses et déboisé les parcs attenants abîmé les parcs et jardins attenants.

Il s’agit de l’ancienne bâtisse de la PJJ sise 5 avenue de Beauvoir pour un montant de 450 000 euros et de la « maison Sainte Geneviève » sise avenue Ratisbonne pour 800 000 euros.

 

S’agissant de cette « maison Sainte Geneviève », malheureusement très abîmée dans sa structure même au regard des diagnostics effectués, nous avons le projet d’y installer un « Cluster Art Architecture Paysage et Patrimoine » en lien avec l’association Bellastock.

Cette association est soutenue par la plus grande école d’architecture parisienne, Paris-Belleville, et a vocation à obtenir le soutien des autres grandes écoles parisiennes, voire même franciliennes, pour les convaincre de l’opportunité de disposer d’un site de grande dimension permettant d’implémenter les projets d’étudiants en architecture : maquette à l’échelle 1, utilisation de nouveaux matériaux, etc…

 

Ce projet est en cours d’étude et si, dans quelques mois, sa faisabilité venait à se confirmer, alors nous ne manquerons pas de vous exposer le projet et de travailler avec votre association les implications en terme d’aménagement des espaces publics autour du site.

En effet, si la Ville venait à être appelée au financement du projet de CAAPP, notamment la réhabilitation de la vieille bâtisse, nous n’excluons pas de valoriser la parcelle municipale attenante pour y développer un petit programme immobilier de grande qualité.

Dans cette hypothèse, nous nous engagerons à financer et programmer la requalification complète des 3 200 mètres de l’avenue Ratisbonne d’ici la fin du prochain mandat.

 

 

  1. La qualité de service du RER D, déjà très mauvaise, s’est, depuis un an, considérablement dégradée sur la branche Val de Seine avec la mise en place du SA 2019. Cela pénalise très fortement les habitants du Village pour leurs déplacements pour le travail, les études ou les loisirs. Que comptez-vous faire, directement en tant que futur maire ou en tant que partenaire d’IDF Mobilités et de la SNCF ?

 

Votre constat, je le partage en tant que Maire mais aussi en tant que Vice-Président de la Région. En novembre 2019, vous y étiez, j’ai réuni les associations d’usagers de la Vallée, la SNCF et IDFM à une réunion au siège parisien de la Région pour acter ces défaillances d’exploitation et passer à une nouvelle étape.

 

Cette nouvelle étape vous sera exposée le 4 mars prochain lors de la première rencontre du processus d’analyse critique et de co-construction de la grille horaire actuelle et de ses aménagements futurs. Cette première rencontre a pour objectif de caler la méthode, les objectifs et la faisabilité des mesures demandées par les associations d’usagers.

S’ensuivront trois autres réunions de travail d’ici à l’été prochain en présence d’un horairiste de SNCF Réseau.

 

 

 

Sur ce travail qui va s’engager, je tiens à ce que vous mesuriez qu’il est engageant à la fois pour IDFM et SNCF, mais aussi pour les associations qui s’y impliqueront. Cela demande de la confiance, du temps et de la sérénité pour aboutir le cas échéant à modifier la grille horaire si la notion même de compromis est entendue par chacune des parties prenantes. 

 

Si je constate dans les prochaines semaines que ce travail s’engage sous de bons auspices, je n’exclus pas de vous formuler une offre d’accompagnement spécifique ayant bien conscience de l’investissement en temps et en compétence qu’une telle démarche suppose du côté des bénévoles des associations d’usagers.

 

De surcroît, sans que cela constitue une recette magique à la performance de la grille horaire, notamment dans la rupture de charge à Juvisy, le déploiement des REGIO 2N et leur « déverminage » en cours vont progressivement apporter de la robustesse sur l’exploitation des branches de l’étoile de Corbeil, au-delà bien sûr des indéniables améliorations sur le confort et l’information voyageurs à bord.

 

Sachez également que je rencontre le mardi 10 mars prochain Mme Sylvie CHARLES, successeur d’Alain KRAKOVITCH à la tête de SNCF Transilien. Le menu de cette rencontre sera quasiment exclusivement consacré aux suites données par la SNCF aux engagements pris en novembre dernier par M. KRAKOVITCH.

 

Je ne manquerai pas de vous tenir régulièrement informé des avancées obtenues.

 

Enfin qu’il me soit tout de même permis de rappeler que le SA 2019 constitue une avancée significative pour l’attractivité d’Evry-Courcouronnes dont nous sommes tous habitants et contribuables, via la branche du Plateau qui dessert les 45 000 emplois de la ville, notre campus universitaire et la majorité de la population.

La  « métroisation » du fonctionnement de la branche Plateau en heures de pointe est un levier puissant de confortement de notre ville-capitale à la dynamique métropolitaine de l’Ile de France, en particulier dans son lien à Paris.

 

 

  1. Quels partis pris d’aménagement pour résoudre les problèmes grandissants de stationnement et de circulation, favoriser les déplacements piétons et cyclistes, quelles évolutions pour les transports par bus, autopartage,… ?

 

Vous avez pu le constater dans le programme de 32 pages qui a récemment été distribué.
 

J’ai pris l’engagement d’engager dès 2021 la réalisation d’une grande étude de circulation et de stationnement à l’échelle d’Evry-Courcouronnes. La généralisation de l’utilisation de WAZE et d’autres applications concurrentes par les automobilistes, l’arrivée du Tram T12 en centre-ville (je ne cite volontairement pas le T-ZEN 4 puisque circulant à Evry-Courcouronnes intégralement sur le site propre existant, il n’aura aucun impact sur la circulation et le stationnement) et la nécessité de faire du stationnement un outil de reconquête de la centralité commerciale comme des petits centres commerciaux de quartiers sont les trois raisons qui vont motiver cette grande étude.

 

Nous en partagerons les attendus, les modalités et les résultats à travers nos dispositifs de participation citoyenne, qui seront par ailleurs totalement refondus mais j’y reviendrai en répondant à votre prochaine question sur ce thème.

 

Cette étude devra par exemple modéliser le rétrécissement d’axes de circulation inter-quartiers et même structurants à l’échelle du territoire pour y déployer de larges pistes cyclables bi-directionnelles en site propre. Nous crédibiliserons ainsi les scénarios qui seront proposés courant 2020 par les associations de cyclistes comme les habitants dans le cadre de la démarche de co-construction du « Plan Vélo » d’Evry-Courcouronnes.

 

S’agissant du positionnement de notre ville capitale dans la géographie des transports franciliens, je vous renvoie à ma lettre « transports et mobilités » que j’adresse prochainement aux Evry-Courcouronnais. Vous la trouverez en PJ.

 

 

  1. Comment améliorerez-vous la démocratie participative et associative pour que les habitants ne soient plus mis devant le fait accompli, pour que le citoyen devienne un véritable acteur du changement de la vie de sa cité ? Que comptez-vous faire notamment pour que l’information des projets soit fait bien en amont, ainsi que l’a vivement conseillé le commissaire enquêteur lors de la révision du PLU d’Evry ? Comment au quotidien mieux faire entendre la voix des citoyens ?

 

Vous abordez là un sujet majeur, et à mon sens consubstantiel de la notion de transition écologique ET sociale.

Nos modes de vie doivent évoluer vers la sobriété énergétique, la protection et le partage des ressources. Nous le savons désormais, mais les voies et moyens d’y parvenir sont encore devant nous.

Pour notre part, nous sommes convaincus que les évolutions et révolutions technologiques en cours ne pourront pas, à elles seules, nous permettre de réussir cette transition écologique. La technologie n’est et ne restera qu’un moyen d’accompagnement ou d’accélération de certaines transitions.

 

La vraie transition devant nous, celle qui conditionnera la réussite de l’Humanité dans ce défi planétaire qui nous est posé, c’est la transition sociale vers un modèle de société mettant fin au consumérisme aveugle, aux déplacements inutiles et au court-termisme ravageur de notre économie mondialisée.

 

Convaincus que l’échelon local sera l’échelon majeur de cette transformation, nous avons pris dans notre programme de mandature des engagements extrêmement forts en matière de participation citoyenne, de ville apprenante et d’investissements environnementaux :

 

  • Création d’une « Assemblée citoyenne » (P.13), un peu sous le même modèle de la « Convention citoyenne » initiée par le Président de la République et très novatrice sur le plan de sa composition et de ses méthodes de travail, mais pour notre part nous la créerons sur la durée du mandat et ses membres ne seront pas cantonnés à expertiser le seul, même s’il est majeur, sujet de la transition écologique et sociale.

 

  • Création d’une « Carte citoyenne » (P.14), pour sensibiliser dès le plus jeune âge nos enfants à l’importance d’être acteurs de leur cité, en les incitant à fréquenter les divers lieux institutionnels, culturels, économiques et de mémoire de leur ville ; ce sera également une mesure de pouvoir d’achat avec le déclenchement, à certains pâliers d’âges, d’entrées gratuites pour des places de cinéma, des concerts ou des spectacles.

 

  • Refonte des « Conseils de quartiers » (P.14), en cohérence avec la création de l’« Assemblée citoyenne » évoquée à l’instant, nous allons revenir à l’essence même d’un conseil de quartier : traiter les affaires du quartier ! Et désormais sous l’angle essentiel du cadre de vie (voirie, travaux, sécurité) où nous serons à la bonne échelle pour traiter de ces sujets. Leur gouvernance et leurs moyens dédiés seront également ré-examinés pour plus d’efficacité.

 

J’ajoute que le Budget Participatif sera maintenu et mis en cohérence avec cette nouvelle architecture de participation citoyenne.

Nous veillerons à la compréhension par les habitants de cette future architecture, car il en va de la réussite et de la dynamique engagée avec eux sur ces sujets d’importance à l’échelle des quartiers.

A l’échelle de votre conseil de quartier, en lien avec les acteurs associatifs et les parents d’élèves, on peut ainsi imaginer que ce soit désormais le bon cadre pour traiter de la carte scolaire et des divers centres de loisirs existants en vue de créer un seul « Pôle Enfance » par bassin géographique en vue d’offrir à nos enfants des équipements scolaires (par effet de libération des accueils de loisirs dans certaines écoles) et périscolaires dignes de ce nom et adaptés aux variations climatiques de plus en en plus extrêmes.

Là encore, je vous invite à venir voir notre bilan à Courcouronnes, tant au Centre qu’au Canal sur ce travail de regroupement des petits centres de loisirs en un seul grand et moderne « Pôle Enfance » pour visualiser leurs formes architecturales et interroger les habitants/usagers de ces deux équipements publics.

 

Enfin, nous entamerons une refonte de nos outils municipaux d’information et de communication, notamment leurs supports numériques, pour informer et associer toujours davantage les habitants à la vie démocratique de leur ville.

 

 

 

  1. En tant que futur élu communautaire potentiel, quels engagements communautaires prendrez-vous que l’agglomération Grand Paris Sud devienne une réelle entité avec une démocratie vivante ? Quels engagements vis à vis d’un PLUI et de l’élaboration du SCoT ?

 

L’agglomération Grand Paris Sud Seine-Essonne-Sénart est une grande intercommunalité de plus de 350 000 habitants qui n’a que 4 ans à peine. Elle est le fruit de la fusion de 3 intercommunalités, d’un SAN et de la ville de Grigny.

 

Le travail de mise en cohérence effectué ces 4 dernières années d’un tel établissement public, regroupant plus de 1600 agents, sous l’autorité de Francis CHOUAT puis de Michel BISSON avec votre serviteur en tant que Président délégué depuis janvier 2019, a été colossal : détermination des compétences optionnelles et facultatives, rationalisation des sites administratifs, structuration budgétaire et fiscale, etc…

 

Ces 4 dernières années n’ont cependant pas été uniquement consacrées à de la gestion interne et aux questions administratives et financières. Un projet de territoire a été défini, des outils de solidarité entre l’agglomération et les communes ont été mis en place et des priorités d’action ont été déterminées pour renforcer la cohérence de ce nouveau territoire ainsi que son affirmation territoriale dans le Sud Francilien.

 

S’agissant de la « démocratisation » de notre intercommunalité, permettez-moi de vous rappeler que les électeurs auront à élire des conseillers municipaux ET des conseillers communautaires à l’occasion du scrutin du 15 mars prochain. Les bulletins de vote feront clairement apparaître, parmi les 55 colistiers des différentes listes, les 20 colistiers (18 + 2 suppléants) appelés à siéger au Conseil de Communauté de Grand Paris Sud.

 

En pages 26 et 27 de notre programme de mandature, j’ai tenu à développer notre vision de cette grande intercommunalité et ses défis pour l’avenir. C’est assez rare pour être souligné !

En cela je partage donc votre questionnement sur l’appropriation par les citoyens-électeurs du rôle de l’intercommunalité.

A mon sens, une agglomération de cette taille ne pourra jamais déployer des dispositifs aussi fins de participation citoyenne que ne peuvent le faire les communes membres. Il revient donc aux villes de consulter et d’associer leurs habitants lorsque des projets ou des investissements de l’Agglomération vont changer le visage d’un quartier.

 

A Evry-Courcouronnes par exemple, les habitants des quartiers en rénovation urbaine ont pu interagir très en amont des travaux avec les services de l’Agglomération concernant les différents projets ANRU qui sont pilotés par GPS.

 

A l’inverse je pense qu’il est du rôle de notre grande agglomération de construire une instance régulière de concertation avec les grandes associations du territoire, chargée de cycles de rencontres et d’échanges thématiques avec les associations et collectifs d’habitants concernés. On peut ainsi penser que les transports et les mobilités constitueront une thématique en tant que telle, de même que les grands services urbains (collecte des déchets, distribution de l’eau) ou l’aménagement du territoire dans le cadre de la préparation du SCOT de Grand Paris Sud.

 

Pour conclure, sur votre question du PLUi, y répondre favorablement n’a de sens que si les tous les Maires sont prêts à se dessaisir de la compétence urbanisme. Or les Maires de notre Agglomération ne le sont pas, moi y compris. En effet le large périmètre de Grand Paris Sud ne permet d’envisager le transfert d’une compétence aussi fondamentale dans le lien de proximité avec les citoyens.

 

 

Date de dernière mise à jour : 05/03/2020